Mohamed Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), a été aperçu ce lundi matin au siège du Parti authenticité et modernité (PAM) à Rabat, au moment où reprennent les consultations pour la formation du gouvernement menées par la cheffe du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri.
Selon les informations disponibles, Benabdallah est arrivé au siège du PAM à bord d’un véhicule qui l’a conduit sur place. Le véhicule a ensuite quitté les lieux quelques minutes plus tard, sans que le secrétaire général du PPS ne soit aperçu à son bord au moment de son départ. Une scène qui a alimenté les spéculations sur la nature des rencontres organisées dans le cadre de cette nouvelle phase des consultations.
Ce développement intervient après un premier cycle de consultations ayant réuni El Mansouri avec plusieurs dirigeants de partis politiques, dont Benabdallah. À l’issue de sa rencontre avec elle, ce dernier avait indiqué que le PPS n’avait pas encore arrêté sa position définitive concernant une éventuelle participation au prochain gouvernement, tout en relevant l’existence de plusieurs points de convergence avec le PAM sur différentes questions et programmes.
Selon les informations qui circulent, cette nouvelle série de consultations devrait se dérouler dans une plus grande discrétion, loin des projecteurs, contrairement au premier cycle qui s’était tenu publiquement au siège central du PAM à Rabat.
Le siège du parti paraissait presque vide ce matin, tandis que certaines informations évoquent la possibilité que plusieurs rencontres à venir se tiennent à l’écart des médias et des locaux des partis, notamment dans une villa située dans la capitale.
La présence de Benabdallah à ce moment précis revêt une importance particulière, alors que le PPS s’apprête à tenir, mardi 6 octobre, une réunion extraordinaire de son comité central afin de trancher sur sa participation au prochain gouvernement ou sur la poursuite de son action dans l’opposition.
À l’heure de la rédaction de cet article, aucune annonce officielle n’avait encore confirmé les détails d’une éventuelle rencontre entre Benabdallah et El Mansouri, ni la nature des discussions susceptibles de les réunir. Les mouvements observés aujourd’hui montrent toutefois que les consultations pour la formation du gouvernement sont entrées dans une phase plus sensible, les négociations passant progressivement de rencontres publiques à des échanges plus discrets, loin des caméras.
À ce stade, les équilibres liés à la formation de la majorité ne semblent plus dépendre uniquement des rencontres protocolaires, mais également des positions internes des partis et des décisions que leurs instances dirigeantes seront amenées à prendre dans les prochaines heures et les prochains jours.






