La première édition du Forum international de Tanger sur l’arbitrage maritime et l’économie bleue a débuté ce dimanche matin à Tanger. Organisée par l’Instance internationale d’arbitrage et de médiation, elle réunit des diplomates, des experts, des juristes et des investisseurs de plusieurs pays et continents.

Dans son allocution de bienvenue, le président de l’Instance internationale d’arbitrage et de médiation, le docteur Abdelouahed Ahba, a souligné l’importance de l’arbitrage maritime comme mécanisme juridique volontaire de règlement des litiges. Il permet aux parties, personnes physiques ou morales, nationales ou internationales, de confier à un arbitre indépendant ou à un tribunal arbitral le soin de trancher leur différend par une décision contraignante, en dehors des procédures judiciaires traditionnelles.

Les interventions lors de l’ouverture du forum ont porté sur plusieurs caractéristiques qui font de l’arbitrage maritime une option importante pour les acteurs du secteur maritime et de l’économie. Le consentement des parties figure au premier rang : le recours à l’arbitrage repose sur leur accord, exprimé dans une clause contractuelle ou dans une convention distincte conclue ultérieurement.
La rapidité et l’efficacité ont également occupé une place centrale dans les échanges. L’arbitrage peut constituer une alternative concrète à des procédures judiciaires parfois longues. La confidentialité permet, quant à elle, de traiter les différends à l’écart de la publicité des audiences, contribuant ainsi à protéger les données commerciales et les intérêts professionnels des parties.

L’expertise technique constitue un autre atout de l’arbitrage maritime. Les parties peuvent choisir des arbitres disposant de connaissances précises en ingénierie maritime, en commerce international, en contrats et en grands investissements. Cette spécialisation adapte le règlement des litiges à la nature des dossiers concernés.
Les participants ont aussi abordé l’exécution des sentences arbitrales, notamment dans les différends internationaux, dans le cadre juridique offert par la Convention de New York de 1958 sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères.
Les travaux du forum se poursuivent jusqu’à mercredi prochain, avec des ateliers de formation et des rencontres réunissant experts, professionnels et investisseurs. Les échanges porteront également sur les perspectives de l’arbitrage maritime et de l’économie bleue. Ils doivent aboutir à des recommandations visant à développer ce secteur et à renforcer son rôle dans le règlement des litiges, le soutien à l’investissement et les activités maritimes.





