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L’USFP sous pression : la mouvance corrective attaque la direction de Lachgar

L’USFP sous pression : la mouvance corrective attaque la direction de Lachgar

Le débat interne s’intensifie au sein de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) au lendemain des dernières élections. Une partie du parti, regroupée au sein de ce qui est présenté comme la « mouvance corrective », critique ouvertement la manière dont la direction actuelle gère la période postélectorale et met directement en cause la conduite d’Idriss Lachgar.

Pour cette mouvance, l’USFP traverse une crise politique et organisationnelle profonde. Elle estime que la direction actuelle n’est pas parvenue à proposer un projet politique suffisamment en phase avec l’histoire du parti, son identité et son rôle dans l’opposition.

La gestion des consultations liées à la formation du prochain gouvernement constitue également l’un des principaux points de friction. Les voix critiques reprochent à Idriss Lachgar de conduire les discussions sans, selon elles, s’appuyer suffisamment sur les instances décisionnelles du parti et sans mandat clairement établi par le Conseil national.

La « mouvance corrective » considère cette méthode comme le symptôme d’un affaiblissement du fonctionnement institutionnel interne. Elle estime également que le recul électoral devrait ouvrir une véritable phase d’autocritique et permettre d’identifier les responsabilités politiques et organisationnelles liées aux résultats obtenus.

Au-delà des négociations gouvernementales, les critiques portent également sur les choix politiques du parti. Selon cette lecture, les discussions actuelles seraient davantage dominées par des considérations liées aux positions et aux nominations que par la présentation d’alternatives économiques, sociales et de développement clairement définies.

La mouvance dénonce par ailleurs ce qu’elle décrit comme un affaiblissement du débat interne et une réduction de l’espace réservé aux voix critiques. Elle y voit le signe d’un dysfonctionnement institutionnel qui empêcherait le parti de mener sereinement une réévaluation de ses choix politiques et organisationnels.

Face à cette situation, les promoteurs de la démarche corrective appellent à l’ouverture d’un débat interne, à une évaluation des responsabilités après le recul électoral et à un retour à un fonctionnement davantage fondé sur les institutions du parti.

Ils plaident également pour une révision de la direction et pour la restauration d’un processus décisionnel collectif, estimant que cette démarche constitue, à leurs yeux, une condition essentielle pour reconstruire l’USFP et lui permettre de retrouver une place plus visible dans le paysage politique marocain.

Ces critiques interviennent alors que les consultations pour la formation du prochain gouvernement se poursuivent. Elles pourraient ainsi ouvrir une nouvelle séquence de débat au sein de l’USFP sur sa ligne politique, son fonctionnement interne et la manière dont le parti entend aborder la prochaine étape.

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