Maroc : 62 milliards de dirhams mobilisés en 2027 pour financer les engagements du gouvernement
Le gouvernement marocain prévoit de consacrer 62 milliards de dirhams à la mise en œuvre de ses engagements au titre de l’année 2027. Cette enveloppe a été présentée par le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, devant la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, le 23 octobre 2026.
Les crédits annoncés couvrent plusieurs secteurs prioritaires, notamment le développement territorial, la protection sociale, le pouvoir d’achat, l’emploi des jeunes, l’éducation et la santé.
La part la plus importante, soit 25 milliards de dirhams, sera consacrée aux programmes de développement territorial intégré. Cette enveloppe représente le principal poste de dépenses parmi les engagements présentés pour 2027.
Sur le volet social, le gouvernement prévoit 7,3 milliards de dirhams pour porter les pensions des veuves de 50 % à 100 %. Une enveloppe de 3 milliards de dirhams est également annoncée pour relever le montant minimal de l’aide sociale directe de 500 à 600 dirhams par mois.
Par ailleurs, 3,3 milliards de dirhams seront mobilisés pour porter le montant minimal des pensions principales de retraite à 1 700 dirhams mensuels. Le programme prévoit également 5,5 milliards de dirhams pour la révision du barème de l’impôt sur le revenu.
Concernant les dépenses des ménages, une enveloppe annuelle de 2,8 milliards de dirhams est prévue pour assurer la gratuité de l’électricité aux familles dont la consommation mensuelle est inférieure à 100 dirhams. Le gouvernement prévoit aussi un milliard de dirhams pour intervenir sur les prix des produits alimentaires au niveau des marchés de gros et des unités de réfrigération.
L’insertion professionnelle des jeunes figure également parmi les priorités affichées, avec un budget de 6 milliards de dirhams destiné à soutenir leur intégration. Dans le domaine de l’éducation, 5,3 milliards de dirhams sont prévus pour la mise à niveau du système éducatif national, de l’enseignement supérieur et de la formation.
Le secteur de la santé devrait, quant à lui, bénéficier de 3 milliards de dirhams pour renforcer ses capacités et améliorer l’accès aux soins.
À travers ces engagements, l’exécutif prévoit ainsi de répartir les ressources entre les politiques sociales, les services publics et les programmes de développement. Leur impact concret dépendra toutefois des modalités de mise en œuvre, des conditions d’éligibilité et du calendrier d’application de chaque mesure.
Les prochaines étapes consisteront notamment à préciser les mécanismes d’exécution et de suivi, afin d’évaluer dans quelle mesure les crédits annoncés se traduiront par des améliorations tangibles pour les ménages et les territoires concernés.





