Leila Benali : le Maroc veut renforcer la place de l’Afrique dans les chaînes de valeur minières
L’Afrique dispose d’importantes ressources minérales, mais continue de capter une part limitée de la valeur générée par les chaînes de valeur du secteur minier. Un constat mis en avant par Leila Benali, ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable, qui souligne l’importance de mieux valoriser le potentiel minier du continent.
Dans une déclaration accordée jeudi à Morocco World News, la ministre a estimé que le Congrès international des mines de Rabat, organisé du 6 au 8 octobre, pourrait constituer une plateforme stratégique pour faire entendre la voix de l’Afrique et contribuer aux discussions internationales sur l’avenir de l’industrie minière.
L’événement a réuni des responsables africains et internationaux ainsi que des représentants du secteur industriel autour d’un enjeu majeur : permettre au continent de tirer davantage profit de ses ressources minérales, dans un contexte marqué par la transformation des systèmes énergétiques et l’accélération de la transition numérique.
La demande mondiale croissante en minerais critiques et stratégiques renforce en effet l’importance de ces ressources pour le développement des technologies modernes et des solutions liées à la transition énergétique. Cette évolution ouvre de nouvelles perspectives pour les pays africains, à condition qu’ils parviennent à mieux intégrer les différentes étapes de production et de transformation.
Au-delà de l’exploitation des matières premières, l’enjeu consiste ainsi à renforcer la participation des économies africaines aux chaînes de valeur minières, afin de générer davantage de valeur ajoutée sur le continent. Le Congrès de Rabat s’inscrit dans cette réflexion sur les moyens de transformer le potentiel minier africain en un véritable levier de développement économique et industriel.







