Dernières infos

احتجاجات ورصاص ومخاوف.. ماذا يجري في مخيمات تندوف؟

Protestations, tirs et inquiétudes : que se passe-t-il dans les camps de Tindouf ?

Les camps de Tindouf connaissent depuis plusieurs jours une montée des tensions. Une crise financière liée à la société « Infravest de travaux et d’investissement » coïncide avec des informations sur des affrontements armés entre réseaux de trafic de drogue. Des protestations et des demandes d’éclaircissements portent sur les événements et sur le sort des fonds que des personnes lésées affirment avoir confiés à l’entreprise.

 

 

L’affaire Infravest a éclaté après le départ de son directeur général des camps, selon des sources médiatiques. L’entreprise avait auparavant collecté de l’argent auprès d’habitants en promettant des rendements élevés. Des personnes lésées se sont rassemblées devant son siège à Rabouni pour réclamer leur argent. Le montant total des sommes engagées et des pertes n’est pas encore établi.

 

 

Les récits qui circulent accusent des personnalités influentes de la direction du Polisario d’avoir protégé l’entreprise ou facilité le départ de son responsable. Ces accusations n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante. Des documents et contrats liés à ses activités ont également été évoqués, tandis que des appels réclament une enquête sur leur nature, leur conformité aux règles légales et l’existence éventuelle de soupçons de trafic d’influence ou de traite de personnes.

 

 

Parallèlement à la crise financière, la question sécuritaire a pris de l’ampleur dans les camps. Des informations ont évoqué des affrontements armés dans les secteurs de Dcheira et de Guelta, au sein de la zone appelée wilaya de Laâyoune. Selon les sources, ils seraient liés à des différends entre réseaux de trafic de drogue. D’après les récits publiés, ces événements ont suscité la peur parmi les habitants, en particulier les femmes et les enfants.

 

 

Les mêmes sources ont fait état de mesures de sécurité : restrictions de circulation nocturne des véhicules, contrôles renforcés des permis de conduire et saisie de voitures non immatriculées. Des chiffres ont aussi circulé concernant des saisies présumées de cannabis traité, de cocaïne, de comprimés psychotropes, d’armes et de munitions. Au moment de la rédaction de cet article, aucune donnée officielle indépendante ne permettait toutefois de retenir ces chiffres et détails comme un bilan définitif.

 

 

Dans ce contexte, des informations ont rapporté des manifestations de femmes des camps réclamant une amélioration de la sécurité. Elles auraient critiqué la direction du Polisario et demandé l’intervention des autorités algériennes, les camps se trouvant sur le territoire algérien.

 

 

Ces événements interviennent alors que le débat international sur l’avenir des habitants des camps de Tindouf se poursuit. Il porte notamment sur l’aide humanitaire, le financement, la transparence et le recensement, ainsi que sur des solutions durables : retour volontaire, réinstallation dans un pays tiers ou intégration locale.

 

 

Ces développements placent les camps de Tindouf dans une phase sensible, où tensions sociales, crise financière et troubles sécuritaires s’entremêlent. Des enquêtes claires et transparentes restent nécessaires pour établir les faits, le sort des fonds et les responsabilités liées aux derniers événements sécuritaires.

Articles similaires

Dernières actualités